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CGG: L'Alizé et l'Oceanic Challenger en vente

Les navires sismiques CGG Alizé et Oceanic Challenger, désarmés depuis l’an dernier au Havre, ne devraient pas reprendre du service pour le compte du groupe français de géophysique. La nouvelle société que CGG a décidé de créer avec l’armement norvégien Eidesvik, choisi comme opérateur de la flotte (voir notre article d'hier), devient propriétaire de 7 navires, les Oceanic Vega et Oceanic Sirius, déjà armés par Eidesvik, ainsi que cinq des six navires exploités auparavant sous pavillon français. Toutefois, CGG ne prévoit de réarmer pour son compte que trois de ces bateaux. Il s’agit des Geo Coral, remis en opération récemment, ainsi que des Geo Caribbean et Geo Celtic, qui reprendront leur activité au profit de CGG entre 2018 et 2020, lorsque se termineront les chartes d’affrètement des Oceanic Endeavour (avril 2018) et Geo Champion (juin 2020), en service actuellement, ainsi que deux autres à l'arrêt, l'Oceanic Phoenix (sixième des ex-français) en mars 2019 et le Viking Vanquish en novembre 2020.

Les CGG Alizé et Oceanic Challenger sont, pour leur part, présentés comme « candidats à la monétisation », donc logiquement proposés à la vente. Il conviendra de voir, dans un marché en crise où la surcapacité en matière de moyens sismiques est très importante, s’ils trouveront un repreneur, ou si ces bateaux, âgés d’une vingtaine d’années, seront vendus à la démolition. Ils peuvent aussi, éventuellement, être affrétés à d'autres opérateurs. 

 

L'Oceanic Challenger (© FABIEN MONTREUIL)

 

Construit à Saint-Nazaire, l’Alizé, qui était au moment de sa livraison en mars 1999 le plus grand navire de recherche sismique au monde, mesure 100 mètres de long pour 23 mètres de large. Capable d’héberger 60 personnes et d’atteindre 15 nœuds, ce navire peut mettre en œuvre 12 à 16 streamers et offre une autonomie de deux mois.  

 

L'Alizé à sa sortie des chantiers nazairiens en 1999 (© STX FRANCE)

 

L’Oceanic Challenger est quant à lui sorti en 2000 des chantiers coréens DSME. Mais il s’agissait à l’époque d’un câblier, converti en Norvège en 2006 pour la sismique. Long de 90.3 mètres pour une largeur de 18.8 mètres, il peut atteindre la vitesse de 15 nœuds et déployer 12 streamers.

 

L'Oceanic Challenger (© CGG)

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