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Le B2M Bougainville a rallié la Polynésie

Parti le 6 octobre de Brest, le second des quatre nouveaux bâtiments multi-missions de la Marine nationale est arrivé le 16 décembre à sa base de Papeete, à Tahiti. Le Bougainville va permettre de renforcer les moyens de la flotte française en Polynésie, qui étaient très réduits depuis le départ du bâtiment de transport léger Dumont d’Urville fin 2010. Toutefois, malgré l’arrivée du B2M, la marine ne retrouve toujours pas le niveau de ses effectifs d’il y a cinq ans, d'autant que Tahiti a perdu cette année le remorqueur ravitailleur Revi, parti en juin et arrivé en octobre à Brest en vue d’y être désarmé. De même, les patrouilleurs La Railleuse et La Tapageuse, désarmés en 2012, n’ont été que partiellement remplacés par l’Arago, la succession de ces bâtiments n’étant prévue qu’avec le programme BATSIMAR, dont le lancement se fait attendre.

Alors que la frégate de surveillance Prairial, ainsi que les remorqueurs côtiers Maroa et Manini, sont également basés à Tahiti, le Bougainville va, néanmoins, apporter une vraie bulle d’oxygène aux Forces Armées en Polynésie, chargées de surveiller un immense espace maritime comprenant quelques 5 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive.

Armé par deux équipages de 23 marins, qui se relaieront à bord tous les quatre mois (la relève aura lieu en décembre) afin de permettre au bâtiment de maximiser son temps en mer (jusqu’à 250 jours par an), le Bougainville, conçu comme une plateforme extrêmement polyvalente, mesure 65 mètres de long et affiche un déplacement de 1400 tonnes en charge. Il pourra assurer des missions de surveillance, de police des pêche et de lutte contre les trafics illicites, d’assistance et de sauvetage en mer, ou encore de projection de forces et de matériel.

Après la livraison par le chantier concarnois Piriou des deux premiers bâtiments de ce type, dont la tête de série, le D’Entrecasteaux, a rallié la Nouvelle Calédonie l’été dernier, le troisième B2M est actuellement en essais. A l’issue d’une phase de mise en condition opérationnelle à Brest, le Champlain doit partir pour La Réunion au printemps. Quant à la dernière unité de la série, elle est attendue en 2018 en Martinique.

Marine nationale